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Label RGE : Les contours de la future réforme

RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE. La réforme du label Reconnu garant de l'environnement (RGE), récemment critiqué dans un rapport ministériel, est en cours de discussion dans le cadre du plan de rénovation énergétique du bâtiment. Batiactu vous détaille quelques pistes envisagées.

Un récent rapport du Conseil général de l'énergie et du développement durable (CGEDD) établit un bilan assez négatif du dispositif Reconnu garant de l'environnement (RGE). Une marque qualité en cours de refonte à l'occasion du plan pour la rénovation énergétique des bâtiments qui devrait être présenté dans les semaines à venir. Quelles sont les pistes de réforme envisagées ? "L'idée est d'augmenter la confiance que les professionnels et les clie
nts ont dans le RGE", nous explique une source impliquée dans les débats. Pour cela, le volet 'sanctions' devrait être renforcé, de manière à éliminer les "délinquants". Manière également de valoriser ceux qui travaillent en respectant les règles de l'art. Le dispositif RGE a en effet souvent été critiqué pour ne garantir en rien la qualité de l'intervention du professionnel labellisé, notamment par l'UFC-Que choisir.

Le système d'audits devrait être "musclé"

Le système d'audits sur chantier, autre point souvent critiqué du RGE ("Il n'y a aucun contrôle !"), devrait être musclé. "Les contrôles devraient peut-être être accentués sur des points de vigilance", nous explique-t-on. "Les discussions vont également dans le sens de rendre la démarche liée au label plus pédagogique, pour faire monter en compétences les entreprises."Un lien pourrait être établi avec le Programme d'action pour la qualité de la construction et la transition énergétique (Pacte).
Par ailleurs, le rapport du CGEDD préconisait d'accompagner les particuliers dans un parcours de rénovation énergétique, plutôt que de les inciter à engager une rénovation thermique globale qu'ils n'avaient pas les moyens de financer. "L'idée d'un parcours de rénovation est en effet une piste sérieuse pour inciter les particuliers à embarquer des travaux de rénovation énergétique dans leurs projets", nous explique notre source.

L'audit énergétique, intégré au CITE, et encadré

Enfin, sur un sujet proche de celui du RGE, un texte modifiant les règles de l'audit énergétique est passé devant le Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique (CSCEE)- audit énergétique dorénavant intégré au Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Le rapport du CGEDD évoquait en effet "l'incapacité" des artisans spécialisés sur un corps d'état à proposer des diagnostics globaux. Ceux-ci devraient dorénavant être réservés à des architectes, bureaux d'études, ou un référent au sein d'une entreprise si celle-ci dispose d'une filiale spécialisée en la matière, ou d'un bureau d'études intégré. Si les choses se passent bien ainsi, cela pourra être interprété comme une forme d'échec pour les entreprises de bâtiment qui n'ont pas réussi à faire entrer cette idée d'approche globale dans leurs mœurs, et n'ont donc pas convaincu les pouvoirs publics de leur capacité à tenir ce rôle. En effet, en 2009, la FFB lançait les Pros de la performance énergétique en ces termes : "Leur mission sera de proposer une offre globale de travaux d'économies d'énergie, et surtout, au final, d'assurer un engagement de performance énergétique après travaux"expliquait Batiactu à l'époque. Idem avec les Eco-artisans : il y a près de dix ans, celui qui était alors président de la Cabep, Jean Lardin, expliquait que les Eco-artisans étaient censés "maîtriser leur métier mais aussi l'analyse de la situation énergétique d'une construction".
Source : http://www.batiactu.com/edito/rge-pistes-reforme-52229.php?MD5email=31cdb477caef388efc0969e03aabc2ca&utm_source=&utm_medium=

La Directive Européenne Ecoconception

En septembre 2015 entrera en vigueur la Directive Européenne Ecoconception. Cette règlementation a pour but de faire disparaitre du marché les appareils de chauffage ayant un mauvais impact sur l’environnement. L’objectif est d’inciter les consommateurs à se tourner vers des technologies moins gourmandes en énergie. Pour ce faire, des exigences communes pour les états membres de l’UE vont être mises en place. Les appareils qui n’atteindront pas ces exigences seront progressivement exclus de la vente. Les produits concernés (en matière de chauffage) sont les chaudières électriques, gaz et fioul. Grâce à ce dispositif, on estime que la consommation d’énergie moyenne de l’UE pourrait baisser de 10% d’ici 2020.  

La fin des chaudières basse température en 2018

  A terme, les chaudières "basse température" seront amenées à disparaitre. Elles pourront difficilement atteindre les exigences énergétiques fixées par la directive (un rendement global minimum de 86% pour les chaudières). Le retrait sur le marché se fera progressivement. 1ère phase : septembre 2015 Les chaudières BT dont le rendement est inférieur à 86% ne seront plus commercialisées dès septembre 2015. Une exception est prévue pour les chaudières basse température de type B1 (chaudières non étanches équipées d’un coupe tirage : chaudière dites à évacuation cheminée). Elles devront atteindre un rendement minimum de 75%. En effet, quand on est sur un conduit collectif il est conseillé de ne pas poser de chaudières à condensation, la basse température est donc la seule solution. Cette dérogation sera valable jusqu’en 2018. Voir les chaudières de type B1 autorisées jusqu’en 2018 2ème phase : 2018 A partir de 2018, entrera en vigueur une nouvelle exigence relative aux émissions NOx. Les oxydes d’azote (NOx) sont issus de la combustion du gaz. Ils sont nocifs pour la santé et pour l’environnement car ils sont facteurs de pollution. Ils jouent aussi un rôle dans l'augmentation des gaz à effet de serre. C’est pourquoi la directive prévoit l’exclusion sur le marché des appareils dont le taux NOx dépasse les 56m/kWh. Les chaudières basse température de type B1 ne pourront plus respecter cette exigence.  

Les chaudières à condensation deviennent la référence

  Les chaudières de type condensation atteignent un rendement saisonnier entre 89 et 94%. Elles respectent donc l’exigence de rendement fixée par la directive Ecodesign. Dès septembre 2018, elles deviendront les chaudières de référence et seront posées obligatoirement dans les logements français. Voir les chaudières condensation

Des étiquettes énergie sur les appareils de chauffage

Cette directive est associée à l’étiquetage énergétique qui permet d’informer les acheteurs sur la consommation en énergie des appareils. Dès septembre, on retrouvera une étiquette énergie sur les appareils de chauffage (chaudières et chauffe-eaux) allant de A (pour les moins énergivores) à F. Toutes ces mesures vont contraindre les fabricants à proposer des produits plus performants et plus respectueux de l’environnement.   source: https://www.mychauffage.com/blog/fin-des-chaudières-basse-température

Chaudières gaz à condensation : les promesses des nouvelles générations

La chaudière à condensation évolue. Nouveau design, nouvelle capacité de modulation, condensation sur l’ECS, elle est désormais connectée et se pilote à distance du bout des doigts, et très prochainement par commande vocale. Pour vous professionnels, la connectivité ouvre la voie au diagnostic à distance et demain à la maintenance prédictive. La chaudière 4.0 est déjà une réalité.

 
Chaudière à condensation Vitodens 200 W - GRDF
 

Les évolutions

Sous l’influence notamment de la réglementation, les chaudières à condensation se généralisent. Ainsi, plus de 404 000 chaudières à condensation gaz d’une puissance inférieure à 70 kW ont été vendues en 2016, indique Uniclima, soit une hausse de + 15 %. Aujourd’hui, les fabricants continuent à faire évoluer ce produit pour répondre aux besoins de leurs clients. Avec des évolutions sur le design des appareils : certaines chaudières peuvent être assez petites pour s’intégrer dans un meuble de cuisine, ou même se confondre au mobilier pour les chaudières les plus design. Pour répondre aux logements très performants énergétiquement, les chaudières disposent d’une capacité de modulation très importante de 3 à 28kW et pouvant atteindre pour certaines, moins de 1kW. Cette évolution permet de garantir un fonctionnement sans cyclage important et permet de réduire les consommations de 2 à 4%. Autre avancée technologique, qui a lieu en premier chez Vaillant avec la chaudière ecoTEC exclusive : la condensation s’applique aussi désormais à la production d’ECS (Eau chaude sanitaire), ce qui procure des gains de 8 à 10 % par rapport à une chaudière à condensation classique. Quant à la régulation, elle s’est améliorée en intégrant une analyse automatique de la qualité de la combustion grâce à une mesure dans les fumées ou dans la flamme. Cette technologie permet de garantir une combustion, quel que soit le type de gaz injecté(Gaz vert, hydrogène,…). Autre innovation à venir (probablement sur des premiers modèles en 2019) : la haute pression à effet dynamique. Cette technologie permettra de disposer d’une cheminée de plus faible diamètre, qu’elle soit collective ou individuelle, facilitant ainsi toujours l’intégration des chaudières.
 

La connectivité

Application Bosch Thermotechnologie - GRDF A l’instar de Bosch Thermotechnologie , les fabricants ont chacun développé leur application ; le confort se gère désormais à distance et du bout du doigt.

Définir en quelques instants et de manière intuitive les plages de chauffe que l’on souhaite en fonction de sa présence, allumer et éteindre son chauffage à distance ou encore suivre ses consommations : les thermostats et chaudières connectés facilitent la vie des utilisateurs. L’installateur peut même gérer ces réglages à distance et à la place de ses clients. Tous les fabricants de chaudières disposent aujourd’hui d’un thermostat connecté, qu’il soit monozone ou multizone. Le thermostat multizone connecté est déjà une réalité commercialisée par Viessmann et Vaillant. Cette évolution vers du multizone permet de gérer différentes pièces grâce à des têtes thermostatiques digitales qui dialoguent avec le thermostat « central » pour adapter la température et gérer le fonctionnement de la chaudière. Dès à présent, les fabricants travaillent sur la compatibilité de leurs solutions avec les assistants vocaux personnels. Ainsi, les thermostats Vaillant, Viessmann et Bosch sont compatibles avec l’assistant Google Home, capable de répondre à des demandes telles que « baisse la température de 2 °C dans le salon ». Ils le sont aussi avec l’assistant vocal SIRI, présent dans tous les smartphones Apple, et avec Amazon Echo (qui sortira en France courant 2018). Quant aux chaudières connectées, déjà proposées par Viessmann, Chaffoteaux et elm Leblanc, elles facilitent la maintenance corrective pour les professionnels. Lorsqu’un problème technique affecte la chaudière, le professionnel reçoit une notification par mail. Il peut alors se connecter à distance pour diagnostiquer l’erreur avant de prendre rendez-vous avec son client. Ainsi, on vient limiter le nombre de déplacements et apporter un service à valeur ajouté fort pour son client.
 
Chaudière connectée - GRDF
 
Au cours du second semestre de l’année 2018 devrait apparaître une nouvelle innovation : la maintenance prédictive. Au cours du second semestre de l’année 2018 devrait apparaître une nouvelle innovation : la maintenance prédictive. Les chaudières seront capables d’enregistrer près de 150 paramètres internes. Ceux-ci seront analysés en continue afin d’identifier des pièces «à risques» ou potentiellement « défectueuses ». Il sera ainsi possible de planifier une intervention avant même que la panne n’apparaisse et par conséquent d’éviter la rupture de service. Les deux parties sont gagnantes, le professionnel par une action d’innovation et de fidélisation et le client par un gain en confort d’utilisation.
Les 7 avantages majeurs de la chaudière à condensation
  • Prise en charge de tous les besoins en chauffage et ECS d’une maison individuelle ou de logements collectifs, neufs ou existants.
  • Rendements saisonniers sur PCS approchant les 100 % (avec utilisation d’un thermostat multizone).
  • Jusqu’à 30 % d’économies d’énergie sur le chauffage et la production d’ECS (source Ademe).
  • Etiquette énergétique A et même A+ en mode chauffage lorsque la chaudière condensation gaz est associée à un thermostat d’ambiance et à une sonde extérieure.
  • Appareils compacts et facilitant la maintenance.
  • Sécurité de l’installation garantie par différents composants.
  • Compatibilité avec les ENR, qu’il s’agisse de systèmes thermodynamiques, de solaire thermique ou de photovoltaïque.
La pile à combustible : une solution innovante et prometteuse La pile à combustible : une solution innovante et prometteuse Produire soi-même son électricité et l’autoconsommer, disposer d’une énergie « propre » limitant fortement les émissions de polluants : voilà qui peut faire rêver ! C’est ce que permet déjà la pile à combustible dans 53 logements en France. Fonctionnant au gaz naturel, cette nouvelle technologie assure localement une production simultanée de chaleur et d’électricité. Elle permet de couvrir 100 % des besoins d’une maison en chauffage et en eau chaude, ainsi qu’une bonne partie des besoins en électricité (jusqu’à 80 % des besoins annuels). L’idée étant de favoriser l’autoconsommation : plus celle-ci sera importante, meilleur sera le gain sur la facture énergétique. En cas de non-consommation, le surplus peut être injecté sur le réseau, gratuitement ou valorisé en étant vendu. A ce jour, un seul fabricant commercialise cette solution (Viessmann) au travers de son réseau d’installateurs, mais d’autres fabricants déjà présents ailleurs dans le monde envisagent également de la proposer sur le marché français. Si elle s’installe aussi facilement qu’une chaudière à condensation, son prix d’achat est relativement plus élevé. Pour l’instant la pile à combustible répond à un marché de niche : elle séduit les clients amateurs de nouvelles technologies, utilisateurs de gaz naturel, et ayant des besoins de chauffage d’au moins 7000 kWh/an, des besoins ECS compris entre 1500 et 3000 kWh/an et des besoins en électricité d’au moins 3500 kWh/an.
source : https://www.grdf.fr/installateurs/actualites/chaudiere-condensation-4eme-generation?utm_source=eactu&utm_medium=email&utm_campaign=pg
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